Primaire vs secondaire
Une correction primaire touche tout le plan. Une correction secondaire ne touche qu'une partie — et c'est là que se cache la finition.

Le primaire pose l'ambiance globale. Mais la peau, le ciel et la doudoune rouge ont chacun été travaillés séparément — ça, c'est le secondaire.
Le Power Window : cibler une forme
Première façon d'isoler : par la géométrie. Tu dessines une forme (cercle, rectangle, courbe) et la correction ne s'applique qu'à l'intérieur.
C'est parfait pour un visage, un ciel, un produit. En vrai, tu adoucis le bord (softness) pour que la limite ne se voie pas, et tu actives le tracking pour que la fenêtre suive le sujet quand il bouge.
Le qualifier : cibler une couleur
Deuxième façon d'isoler : par la couleur. Tu choisis une teinte, et seul ce qui lui ressemble est sélectionné — partout dans l'image, quelle que soit la forme.
Choisis une cible : la zone correspondante s'isole dans l'image, le reste passe en noir & blanc. Remarque : la peau et la doudoune rouge sont des teintes voisines — avec la teinte seule, tu risques d'attraper les deux. C'est exactement pour ça qu'un bon qualifier combine teinte + saturation + luminance : pour ne garder QUE ce que tu veux.
Empiler ou paralléliser ?
Tes secondaires, tu peux les enchaîner (série) ou les faire travailler côte à côte (parallèle). Les deux ont leur usage.
En série, l'ordre compte : si tu désatures la peau puis pousses le contraste global, le résultat change selon la place du nœud. En parallèle, les branches sont indépendantes et se mélangent à la fin — pratique quand tes retouches ne doivent pas s'influencer entre elles.
- Nœud série : clic droit dans le Node Editor → Add Node → Serial, ou raccourci Alt+S / ⌥+S.
- Nœud parallèle : clic droit → Add Node → Parallel, ou Alt+P / ⌥+P.
- Layer Mixer : clic droit → Add Node → Layer, ou Alt+L / ⌥+L.
La peau : le détail qui ne pardonne pas
L'œil humain est expert en peau. Une peau qui sonne faux, tout le monde le sent — même sans savoir pourquoi.
Trois gestes qui sauvent un visage : uniformiser (rattraper les zones trop rouges ou trop pâles avec un qualifier sur la peau), dompter le rouge (souvent les joues et le nez tirent trop vers le rouge — tu ramènes vers l'orange), et garder le naturel (la peau doit rester sur sa ligne de référence au vectorscope, la fameuse skin-tone line).
✓ À faire
Isole la peau, adoucis le bord, et corrige léger. Recule, regarde le plan en entier, reviens. La peau doit rester crédible avant d'être belle.
✕ À éviter
Lisser à mort, désaturer jusqu'au zombie, ou pousser le micro-contraste sur le visage. Une peau « plastique » est pire qu'une peau imparfaite.
Doser, toujours doser
Le secondaire est grisant : on veut tout corriger. Erreur. Le bon étalonnage secondaire, c'est celui qu'on ne remarque pas.
La règle : fais ta correction, pousse-la jusqu'à ce que ça se voie… puis recule de moitié. Et un réflexe d'or — désactive tes nœuds une seconde avant de livrer. Si l'image ne s'effondre pas sans eux, c'est que tu en fais trop.
Les pièges classiques
Le bord du Power Window qui se voit
Une limite nette = ça crie le trucage. ✓ Monte la softness, fonds le bord.
Le qualifier qui bave
Tu vises le ciel, t'attrapes aussi les yeux. ✓ Resserre saturation + luminance, pas que la teinte.
La fenêtre qui ne suit pas
Le sujet bouge, la correction reste sur le décor. ✓ Active et vérifie le tracking.
Dix nœuds pour rien
Une usine à gaz que tu ne sauras plus relire demain. ✓ Nomme tes nœuds, garde l'essentiel.
Teste-toi
Des fondations au contraste jusqu'aux secondaires : tu as tout le workflow en main. D'autres épisodes arrivent — reviens au sommaire.
Secondaire
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Qualifier (HSL key)
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Power Window
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Tracking
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Nœud parallèle / Layer Mixer
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